poésiedusemeur

poesies en vers et en prose d'un semeur de mots

posté le 26-12-2013 à 13:14:23

L'ange


 

Ce matin tourbillonnent les vents

Les arbres du jardin sous l’hiver

Blancs

 

La maison dort encore

L’enfant  telle une étoile

Ouvre ses yeux diamants

 

Il n’est plus fait de chair

Mais de rêves errants

Le ciel est firmament

 

Au pied du sapin bleu

Un drap de pierres de lune

D'agapanthes

 

Opales et tourmalines

Posées en fées délices

Sur les branches

 

Du ciel tombe l’agate

Poussières de jades

Scintillent

 

De son regard d’Iris

L’ange d’or s’enivre

En larmes de saphir

De joies, de voluptés

 

Au chant du carrousel

Son coeur telle  une fête

Ranime l'étincelle

Divine

 

Du livre d'heures

Des instants de l'avant

Du bonheur d'être enfant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Misscalimero  le 26-12-2013 à 17:29:08

coucou!
sincèrement contente de te lire à nouveau! et c'est toujours un réel plaisir!! ton texte est magnifique et magique! on voit les images féeriques quand on te lis! le bonheur!!
bonnes fêtes!
bisous

2. colea  le 28-12-2013 à 15:11:24  (site)

Bonjour! ça fait rudement plaisir de te retrouver sur le blog avec l'inspiration retrouvée elle aussi! chez moi les pannes d'inspiration ça peut durer 10 ans!!!!
Alors bonne fin d'année et pour la nouvelle, beaucoup beaucoup d'inspiration pour tes si beaux poèmes,
amicalement,
Léa

 
 
 
posté le 15-10-2013 à 16:02:19

La Ciguë

 

 

 

 

 

Je sens en mi-pénombre

Les tombes aux noirs corbeaux

La Ciguë est en moi

Elle me prend, me dévore


Adieu belle de jour

Adieu mes nuits d'antan


Les rondes endeuillées

Par les cris du mourant

Auront raison de tout...


Je ne m'endormirai

Qu'au fil de l'eau qui coule

Sentir encore une fois

Les odeurs du plaisir


Je vous quitterai donc

Sans maudire, sans médire

Je n'en veux qu'à moi-même

Qu'à la sotte bêtise


Courir encore une fois

Les pieds nus sur la grève

Le visage baigné des embruns de l'ivresse


Lever la main au ciel

Défier les éléments

Voler comme un oiseau

Planer aux grès du vent


Mais je tombe....


Comme une branche morte

Sur les feuilles d'automne


Comme un vieillard hideux

Rongé par les escarres


Le poison fait son oeuvre

Je vois déjà le trou

 

Je fracasse les restes

D'une vie d'infamie

J'abandonne aux charognes

Ce corps ignominieux

 

Que disparaissent enfin

Les traces du venin


Brûlez cette carcasse

Jetez les cendres au feu

Gardez ce qu'il en reste


Un souvenir heureux.....

 

 

 


Commentaires

 

1. aquamaniac  le 15-10-2013 à 16:37:28  (site)

Juste un merci pour assumer une virilité aussi sensible.

2. Misscalimero  le 15-10-2013 à 18:41:55

bonsoir!
whou pas trés gai...Mais c'est drole comment on vit l'histoire quand tu l'ecris! on peut sentir le poison dans le sang! j'adore!
merci pour ce bon moment, même s'il n'est pas des plus optimiste...Quoi que...
bisous

3. colea  le 17-10-2013 à 12:43:09  (site)

Tel Prométhée brandissant le poing contre les dieux...
Merci pour tous ces beaux textes.

 
 
 
posté le 11-10-2013 à 12:36:18

A.M.O.U.R

 

 

 

 

 

Si le mot pour le dire

N'a de sens avenir

Que celui d'exister

 

 

Je dirai que le A

Sonne comme il se doit

Etonné....

 

 

De ce M amusant

Séduisant en passant

Affamé....

 

 

Pour avaler le O

Tout cru....

 

 

Je flatterai le U

Que la joie d'être nu

Emoustille....

 

 

Et taquiner le R

Affolé de mystère....

 

 

Si ce mot est en soi

L'Alfa et l'Oméga

J'aime aussi ces deux là

Bonheur et tralala....


  
 


Commentaires

 

1. Misscalimero  le 12-10-2013 à 08:55:25

coucou!
magnifique!!! une fois de plus! amour, tout un programme...
je crois qu'hélas beaucoup de gens oublie ce que signifie vraiment ce mot, oublie sa signification veritable et pure...
merci pour cette piqûre de rappel...Enfin pour ceux qui l'aurai oublié! moi j'aime, et j'aime aimer donc, je baigne dedans!!
bisoous

 
 
 
posté le 10-10-2013 à 22:13:41

Elle et lui

 

 

 


 

 

 

 

 

Elle se grise à songer,

Aux humeurs de l'été

 

Il se rouge, Il se pare

De baisers au hasard

 

Elle est nue comme un vers

Ephémère en plein air

 

Il s'habille attifé

D'un rien endimanché

 

Elle sourit tel un ange

D'un regard bien étrange

 

 J'aime à la détailler

Sans soucis d'être aimé

 

 A le deshabiller

A la décortiquer

 

 J'aime à la savourer

Sans pouvoir la toucher

 

 D'un regard incertain

D'une ouïe de malin

 

 Se peut il aujourd'hui

En soufflant sous la pluie

 

Qu'une goutte de sang

Ravive le néant

 

Que de l'ombre glacée

Surgisse ma bien aimée

 

Qu'il habitent mon âme

De clameurs et de flammes

En pénétrant mon corps

Ultime mise à mort

 

 Que mes yeux, que ses reins

Que  mes doigts, que ses mains

 

Entrelacent nos rêves

D'une coulée de sève

 

 Et qu'un cris dans la nuit

Réveille les envies

 

 D'une vie de plaisirs...

 

Ou l'amour en  martyr

 Ne peut que transcender

Les erreurs insensées

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. capri  le 16-10-2013 à 18:19:20  (site)

C'est très touchant et très bien écrit, je vous souhaite une bonne continuation. Sourire

 
 
 
posté le 10-10-2013 à 14:06:06

Souvenirs

 

 

Une nuit sans mystère

Dans un coin du grenier

J’ai trouvé bel et bien le Sens...

 

 

Du bien sans le mal

Des lumières, des portes du temps

 

 

Parler aux enfers

Geindre au paradis

Tu pourras être toi-même

Mon fils….

 

 

Brille ciel d’orage

Au fil des joies,

Des rimes apostrophes

 

 

Brave les avenirs

Espace maculé

Du sang des innocents

 

 

 Prisonnier inconstant

J'ouvre d'une belle image

les contes des mille feux

 

 

En poussières d'étoiles

J'envoie au firmament

L'espoir de n'être qu' Un

 

 

Celui qui se souvient.....

 

 

 


Commentaires

 

1. Misscalimero  le 12-10-2013 à 07:55:30

bonjour!
si doux que ça ressemble à un rêve! en lisant je vois le marchant de sable deverser une pluie de rêves...
quel doux souvenir!
merci
bisous

 
 
 
 

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